Les délires d'Akakia

jeudi, octobre 19, 2017

Bordélisation systémique et culture du viol au Québec

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Tout le monde assume le fait que les hommes sont plus violents que les femmes...

Si les Américains peuvent déjà compter sur Roman Polansky, Donald Trump et Harvey Weinstein pour faire la une des journaux en matière d’adressions sexuelles, les Québécois pour leur part ne sont pas en reste puisqu’ils peuvent compter, depuis quelques jours, sur la participation des cas de Luck Mervill, Claude Jutra, Marcel Aubut, Éric Salvail et Gilbert Rozon pour ne nommer que ceux là. Depuis que notre grand-mère Ève a attiré dans ses filets ce salopard d’Adam, le monde n’est plus pareil. Mais comme il s’agit, dans ce dernier cas, d’une femme qui tient le rôle-titre de la maquerelle du bordel, ça ne compte pas ! La Terre est un immense foutoir à ciel ouvert, tout le monde sait ça !

Au rythme où vont les dénonciations, tantôt nous allons apprendre que Mickey Mouse a agressé son amie d’enfance, Minnie la souricette, que Yogi l’ours a montré ses schnolles poillues à Boubou l’ourson, et que le Prince Charmant a profité du long sommeil de Blanche-Neige pour lui frôler un sein avec sa main baladeuse pendant qu’il lui volait un baiser libérateur. L’occasion crée le larron, n’est-ce pas ! Et le plus vieux métier du monde, à ce que l’on sache, pourra toujours compter sur la loi naturelle de l’offre et de la demande pour prospérer…

Non pas que je sois insensible à toutes ces personnes qui, un jour ou deux dans leur misérable vie, ont eu à subir les assauts salaces de leur mentor, d’un père, d’un frère ou d’un ami d’enfance. Loin de moi l’idée de vouloir relativiser le plus petit geste d’un pédophile, lequel mérite évidemment les châtiments prévus par nos lois. Quand il s’agit d’enfants, on ne peut laisser passer le moindre écart. Que les agresseurs (remarquez le genre !) soient dénoncés et poursuivis en justice, j’en suis. Mais je me demande seulement où on tire le trait entre un viol, un harcèlement, un abus de pouvoir ou un simple geste déplacé qui ne pourrait être, parfois, qu’une mauvaise interprétation d’une circonstance malheureuse ou d’une maladresse dans le mouvement ?

Si vous avez la réponse, faites-moi signe, cela m’intéresse de le savoir. Car, aujourd’hui, avec tout ce que je découvre en ouvrant la télé jour après jour, je ne peux m’empêcher d’imaginer que, dans le lot, il peut y avoir des cas de vendetta personnelle. L’occasion peut-être en effet très belle pour un looser ou une looseuse qui en profite pour se venger d’un patron misérable qui a eu l’imprudence de croire que sa (ou son) vis-à-vis lui faisait de l’œil. Et je ne peux évidemment m’empêcher de penser que c’est une occasion en or pour le mouvement féministe québécois qui en avait bien besoin pour reprendre le pouvoir perdu au cours des dernières années. En tout cas, Manon Massé, avec sa dernière motion sur la culture du viol au Québec, et la ministre de la Condition féminine qui lui tend la main dans cette croisade, ne l’ont surtout pas ratée celle-là pour fesser dans le tas et en faire éventuellement un projet de loi qui fera claquer des dents l’ensemble de la gent masculine sur laquelle pèsent tous les soupçons.

Cela dit, à qui le tour maintenant ? Pas de presse mesdames ! La suite, demain matin, à la une de tous les médias, avec en sous-titre « coupables sans sommation ».

Akakia

samedi, octobre 14, 2017

La convergence médiatique et le faux débat sur les armes à feu au Québec et au Canada

L'historienne Russel-Aurore Bouchard, lors de sa rencontre avec les membres du Cercle de Presse du Saguenay, à l'hôtel Chicoutimi, le 13 octobre 2017. Photo, courtoisie Jeannot Lévesque, Maître photographe, Chicoutimi.
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Au-delà de trois paragraphes, les gens décrochent ! En si peu d'espace, le défi est donc énorme pour tenter de vous expliquer le haut niveau de difficulté auquel font face les anti-registres et les propriétaires d'armes à feu légitimes et respectueux des lois, qu'on soit du Québec ou d'ailleurs à travers le monde. Le problème n'est pas celui de notre capacité de comprendre. Il se situe plutôt au niveau de la convergence des médias et de la concentration des pouvoirs de la presse aux mains de quelques magnats internationaux —un poison, pour l'heure incurable, qui tue la vérité, souille le débat d'idées et impose le discours réactionnaire qui permet aux maîtres du monde et à leurs vassaux politiciens de dominer sans partage sur la multitude. Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je ne peux que vous reporter à un texte publié dans le journal « Le Devoir », le 6 décembre 2008, sous la plume de Marc-François Bernier, de la Chaire de Recherche en éthique du Journalisme de l'Université d'Ottawa 
http://www.ledevoir.com/non-classe/221431/medias-la-convergence-pese-lourd-sur-les-epaules-des-journalistes-du-quebec


Et si Trump avait finalement raison à propos de la déchéance des médias traditionnels ?!

Dans le débat qui nous occupe, nous avons tous en mémoire la campagne de désinformation orchestrée par le mouvement anti-armes à feu dans le contexte du projet de Loi 64 et la question du registre des armes à feu. À cet égard, on se souviendra, en effet, que les responsables de la Commission parlementaire instituée par le ministère de la Sécurité publique avaient refusé péremptoirement de considérer mon droit de parole. Sans tenir compte de l’argumentaire des opposants, le ministre Coiteux et ses fonctionnaires avaient plutôt entrepris de paqueter ladite commission en y favorisant, outrancièrement, le dépôt de mémoires concoctés par les lobbys anti-armes à feu, soit 27 mémoires sur les 33 déposés (pour une proportion écrasante de 82%). 

Face à ce coup de torchon anti-démocratique et la manipulation de l'information par les plus hautes instances gouvernementales. Devant un tel mépris de la libre circulation des idées, j'ai eu beau fournir gratuitement copies papier de mon mémoire aux différents journaux du Québec. J'ai eu beau téléphoner aux responsables de l'information et plaider en faveur de l'importance du débat contradictoire. J'ai eu beau passer au Cercle de Presse du Saguenay avec tout le prestige que cela représente chez nous, il me fut impossible d'aller au-delà du Parc des Laurentides pour exposer le fruit de ma recherche et exprimer mon point de vue. Malgré tout ce que j'ai pu entreprendre comme démarche médiatique, rien n'y fit ! Peine perdue ! Pourtant, pendant des semaines et des mois, les journaux du tout Québec accueillirent, sans jamais les questionner, tous les communiqués de presse des lobbys anti-armes à feu, ceux de Heidi Rathjen, ceux des représentants des corps de Police, ceux de l’Association pour la prévention du suicide ajoutés à ceux des mouvements féministes qui parlaient à l'unisson. En dépit de mon expertise historiographique, scientifique et professionnelle, ma voix fut délibérément éteinte dans le grand tout de la convergence médiatique et le puits sans fond des « fakes news » dans lequel elle s’abreuve.

Cette année, parce que je trouve toujours inconcevable de ne pas avoir eu la capacité de me faire entendre au Salon rouge de notre Parlement et dans les journaux du tout Québec, je suis revenue à la charge. J'ai donc revu les mémoires déposés par les appelés à la Commission parlementaire discrétionnaire. J'ai recensé la litanie des mensonges les plus énormes répétés en boucle dans les médias par le lobby anti-armes à feu et sa grande prêtresse. Je me suis appliquée à approfondir la question de la présence des armes à feu dans notre histoire et dans notre société. J'ai mis à profit mes 45 ans d'expérience en ce domaine et mis sur la table ma bonne réputation d’historienne. J’ai fait la part des choses et j'ai finalement présenté le fruit de cette ultime recherche dans un petit livre de 130 pages lancé le 4 octobre de la présente année, jour de mon 69e anniversaire de naissance. Ce fut, hélas, encore trop peu pour réussir à percer la carapace de la désinformation qui a pris de la force dans cette mouvance infecte de la convergence des médias.

Résultat. Au cours de la semaine, à la faveur du massacre de Las Vegas dont on ne sait absolument rien des intentions de son auteur. À la suite de cet événement très conjoncturel, qui sert de prétexte au ministre Goodale pour passer en catimini son projet de loi C-42, j'ai repris le bâton du pèlerin et proposé mon livre à tous les médias du Québec afin qu'ils puissent disposer d’un point de vue à la fois divergent et éclairé sur le sujet. Je suis revenue au Cercle de presse du Saguenay, le 11 octobre dernier, pour exposer le fruit de mes dernières recherches et exprimer mon point de vue. Toujours rien ! Aucun journal, ni « Le Devoir », ni « La Presse », ni le « Journal de Montréal » n'a même cru bon me retourner un accusé de réception. Par trois fois, j'ai même insisté auprès du chroniqueur vedette, Richard Martineau, pour lui donner un exemplaire de mon livre ; encore une fois, mutisme total ! Pourtant, au sujet du contrôle des armes à feu, ces journaux n'auront jamais été aussi actifs qu'au cours de la dernière semaine, aussi déconnectés de la réalité en telle matière. 

Rappel des faits :

Lundi dernier, 9 octobre, le « Journal de Montréal » y a consacré quatre pages de textes signés JEAN-CHARLES ANTOINE (retenez bien ce nom), et le lendemain matin une autre chronique au contenu complètement surréaliste, signée Claude Villeneuve, un factum dans lequel il dénonce le recours à la légitime défense, pourtant une loi naturelle fondamentale reconnue et protégée dans l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne. Idem pour le journal « Le Soleil » qui souscrit à ce concert de convergence médiatique avec une série de textes de même facture, signée Jean-Simon Gagné, un no name qui ne s’applique qu’à répéter les évidences et les platitudes propres au discours officiel. Dans ce dernier cas, les textes de Gagné ont même été reproduits sur deux pleines pages dans le « Progrès Week End », l’hebdomadaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, un journal qui lui est pourtant étranger, alors que ma rencontre au Cercle de Presse avec la journaliste attitrée de ce même hebdomadaire et le sujet de mon livre n'ont eu droit qu'à une portion de la page 32, une chronique tout à fait perdue au travers des pages de publicité et des articles à l'eau de rose.


Chercheurs à la solde de la mondialisation et des maîtres du monde

Pour en revenir à la convergence, ce mal infect qui est en train d'assassiner le journalisme partout à travers le monde, il faut savoir que JEAN-CHARLES ANTOINE, le gagnant du lot, n'est pas un quelconque quidam dans cette magouille de haut rang ! Loin s'en faut ! Avant de devenir chercheur certifié HEC Paris, il a été officier supérieur de gendarmerie pendant vingt ans. Il est titulaire d'un Doctorat en géopolitique de l'Institut Français de Géopolitique pour les dirigeants publics et privés, et il est président fondateur des sociétés Citypol et Arkalyz. Ces sociétés d'audits se spécialisent sur le thème du trafic mondial des armes à feu, le crime organisé, la sécurité publique dans les communes de France et à travers le monde. Ses recherches actuelles portent sur « l'adaptation de la méthode géopolitique aux missions de sécurité publique et la haute finance internationale » (je souligne).

Autrement dit, JEAN-CHARLES ANTOINE,  ce chercheur Français à qui le « Journal de Montréal » a accordé quatre pages de son édition de lundi, 9 octobre de la présente année, est « le » spécialiste qui vend son savoir aux maîtres du monde qui l'utilisent dans la perspective de préserver leur mainmise sur les populations soumises à leurs diktats. Pour dire encore plus précis, c'est ce même chercheur qui, par le biais de ses firmes conseils, est derrière le Traité international défendu par l'ONU et portant sur le commerce des armes à feu (signé du reste par le gouvernement de Justin Trudeau l'an dernier) ; ce même chercheur qui meuble le discours des membres du G8 ; ce même chercheur qui longe les corridors dans des rencontres internationales comme celles de Lauzanne, ce même chercheur qui a donné des arguments au ministre Goodale pour écrire son projet de loi C-42 sur le commerce des armes à feu au Canada ; ce même mercenaire de l’information en matière d’armes à feu civiles dont l'ombre se profile derrière la loi 64 sur le Registre des armes à feu au Québec et toutes celles qui nous pendent au-dessus de la tête. 

Avec de tels adversaires, avec la convergence des médias au Québec et au Canada, si vous croyez que le combat va s'arrêter à la mise en oeuvre des dernières lois 64 et C-42 pour le Québec et le Canada, vous vous leurrez ! Ces maîtres de la manipulation de l'information et les élus qui s'en abreuvent ne sont disposés à cesser leur croisade anti-armes à feu que lorsque chaque citoyen aura été désarmé, que lorsqu'ils seront réduits à l'incapacité totale comme l'ont été, jadis et naguère, les Sioux de Wounded Knee, les Métis du Manitoba, les Juifs de l'Allemagne hitlérienne, les Ukrainiens de l'Union soviétique sous Staline, les Polonais, les Français et tous ces peuples réduits à l'impuissance sous la botte des Nazis...

Akakia

vendredi, octobre 06, 2017

Décès de l'illustrateur Francis Back


J'apprends avec stupéfaction le décès de l'illustrateur Francis Back, ce jeudi matin 6 octobre 2017. Il m'avait téléphonée mardi dernier, pour m'annoncer sa mort imminente et il se disait très serein face à son sort. Il était très fatigué et très ému. Notre échange a duré une bonne heure et il fut très émouvant. Il me disait en avoir pour très peu de temps, entre 24 heures et un mois tout au plus me disait-il.

Inutile de vous dire que je suis très choquée du départ si précipité de cet ami exceptionnel. Le Québec et le milieu de l'histoire perdent un artiste unique, un dessinateur talentueux parmi les talentueux, et un historien du fait français en Amérique de la plus grande érudition qui soit. Il m'avait fait l'insigne honneur d'illustrer la couverture de mon livre « Le Saguenay des Fourrures », et m'avait même fait cadeau du dessin original qu'il avait tenu à m'apporter, ce que j'ai perçu comme la plus belle marque d'amitié qui soit pour un artiste d'un si haut niveau.

Lors de notre conversation, il a fait le tour de sa vie et de son oeuvre, parlé de ses hauts et de ses bas et m’a remerciée de lui avoir servi de modèle pour illustrer le couple métis, à cheval et à pied, un document en soi. Ses derniers engagements pour le 350e anniversaire de Montréal lui auront ravi ses dernières forces ; il en était conscient et mortifié, mais il avait le souci d'honorer ses engagements jusqu'au bout.

L'histoire et sa capacité de l’illustrer étaient sa passion. Ce fut à la fois un honneur et un rare privilège d'avoir reçu cet ultime coup de téléphone et d'avoir été son ami(e). À sa famille, ses neveux et nièces, et à ses amis fidèles pour lesquels il n'avait que des bons mots, mes plus sincères condoléances...
Bon repos Francis mon ami, mission accomplie...

Akakia



jeudi, octobre 05, 2017

Les Morloks et les Élois


Les Élois entrant dans la caverne où les reçoivent les Morloks (au centre) pour les manger. Photo tirée du film de George Pal, 1960.

Il arrive, parfois, qu’on doit dire et écrire ce que les gens en général n’aiment pas entendre. C’est le prix de la vérité et pardonnez-moi ce matin d’assombrir votre beau ciel bleu d’insouciance. Vous croyez que la lutte pour la préservation de NOS droits et libertés est terminée avec ce bien petit livre rempli de petites vérités que j’ai mis à votre disposition ? Erreur ! Grossière erreur !! 

Les politiciens, les faux sauveurs de peuple, les scientifiques qui trafiquent leurs vérités en demi-vérités au prix de leurs notoriété et de leurs subventions, les sociétés de bien-pensants et les banquiers de la mondialisation, ces poisons de la société humaine, sentent qu’ils ont perdu le contrôle sur les masses et ils vont tout faire pour nous contraindre à la plus totale soumission. 

Ce qui s’est passé à Montréal, en 1989, à Columbine, à Nice, en Australie, à Paris, ailleurs dans le monde et à Las Vegas cette semaine. Tous ces événements malheureux contre lesquels nous ne pouvons strictement rien, ne sont que les symptômes d’un monde qui s’écroule. Et l’historienne que je suis, qui observe et qui analyse cette scène depuis 45 ans, sait fort bien que cela ne s’arrêtera pas là.

Ces gens qui nous trompent sans cesse et nous dominent sentent la soupe chaude et vont tout faire pour nous contraindre à la plus totale des soumissions. Depuis le début de la semaine, le ministre de la Justice du Canada, Ralph Goodale, s’applique à passer le bill C-42 sur le commerce des armes à feu aux mains des honnêtes citoyens (Ce qui ne l’empêche pas de vendre des chars d’assaut à l’Arabie Saoudite). Et ce n’est qu’une première loi écrite dans le menu législatif de la présente session parlementaire. D’autres projets du même type, encore plus contraignants, sont à l’ordre du jour. Et l’idée finale vise à récupérer après coup toutes ces armes à feu.

Vous vous rappelez du roman « La machine à explorer le temps », de H. G. Wells. Dans ce monde du futur qu’il finit par explorer, il y avait le peuple des MORLOKS, et le peuple des ELOIS. Les premiers étaient en haut de la chaîne alimentaire, et les seconds étaient entretenus par les premiers pour être mangés. Je vous laisse le soin de deviner à quel peuple nous appartenons et de savoir comment tout cela s’est terminé.

La FIN de l’histoire d’ici la fin de ce siècle...

Akakia

vendredi, septembre 29, 2017

Lancement de mon nouveau livre — « Armes à feu au Québec et au Canada / La vérité derrière le faux débat »


Le titre : « Armes à feu au Québec et au Canada / La vérité derrière le faux débat »
Sous-titre : « Des enjeux constitutionnels et politiques à travers lesquels s'affrontent les notions de droits individuels et collectifs »

Vous êtes outrés et ulcérés de vous faire voler vos droits ancestraux en matière d'armes à feu par le gouvernement de Philippe Couillard. Vous êtes tannés d'écouter Heidi Rathjen mentir à toutes les tribunes sur le sujet et dire n'importe quoi sur les armes à feu sans jamais pouvoir réagir dans la presse. Vous voulez pouvoir réagir avec des mots bien sentis pour rétablir la vérité. Vous voulez que ce gouvernement liberticide cesse de piétiner vos libertés et vos droits fondamentaux, ne manquez pas le lancement de mon livre, le 4 octobre prochain. Plusieurs ont déjà effectué leur achat, et leur enthousiasme montre qu'il est possible d'enrayer le mouvement liberticide livré par le PLQ, le PLC, les DG des corps policiers du Québec, les convulsionnaires de Polysesouvient et le DG de l'Association pour la prévention du suicide au Québec qui disent n'importe quoi sans jamais être remis à leur place. Ne ratez pas l'occasion de vous informer. Ça ne règle pas tous nos problèmes, mais la vérité et la capacité de la transmettre est le premier pas à faire. J'ai fait mon possible et tout donné ce que j'avais en moi ; à vous maintenant de faire votre bout de chemin et de me prouver que vous méritez que je m'investisse de la sorte...

—Lieu de la rencontre : LE BISTROT DU FJORD, à Chicoutimi, 620 chemin St-Thomas, à un jet de pierre de l'Université.
—Jour et heure du lancement : mercredi, 4 octobre, à 19 heures.
—Le livre coûte 20$ l'unité et ceux qui ont déjà réservé et payé pourront prendre livraison de leur exemplaire.

Un dernier mot
Pour ceux et celles que cela intéresse, le 4 octobre, c'est le jour de mes 69 ans. Je serai donc là avec ma douce, au Bistrot du Fjord pour le souper, deux heures avant le lancement prévu. Si vous voulez venir m'accompagner pour le plaisir de l'amitié, le restaurant offre un menu très varié. Merci d'être là. Sans vous, mon travail d'historienne n'aurait aucun sens.
Photo de Jeannot Lévesque, maître photographe, Chicoutimi.
(Faite suivre et partagez je vous prie)
 

mardi, septembre 19, 2017

INGÉRENCE POLITIQUE OU INGÉRENCE POLICIÈRE ? QUI MÈNE RÉELLEMENT LE QUÉBEC ?

Yves Francoeur, Président de la Fraternité des policiers de Montréal

Difficile de la rater celle-là ! Comme moi, vous avez sans doute eu un petit frisson de jouissance de voir le garde chiourme de Philippe Couillard, Jean-Marc Fournier, se faire frotter les oreilles sur une question d'ingérence politique dans l'exercice des enquêtes policières. Dans une démocratie, c'est la chose à ne pas faire ! La séparation des pouvoirs entre politique et police, c'est sacré !!! C'est la première règle, le premier commandement du dieu de l'engagement politique qui nous sépare de la dictature que dis-je, c'est la frontière entre un État démocratique et un État policier.

Évidemment, M. Fournier réfute les allégations de M. Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, un des hommes les plus puissants sinon le personnage le plus obscur du Québec. Et aujourd'hui, à voir M. Fournier fléchir les deux genoux devant l'accusation des accusations, on voit bien qui mène réellement le Québec. Si vous avez oublié, je me dois alors de vous rappeler que M. Francoeur est la voix d'outre-tombe qui, au printemps 2016, a contraint le gouvernement du Québec à nous imposer le fameux registre des armes à feu.

Puissant, le bonhomme, vous avez pas idée ! Les colonnes du temple sont en train de craqueler sous le poids de ses simples allégations. Car M. Francoeur, comme Edgar Hoover du beau temps du Maccartysme, doit avoir sans aucun doute dans ses classeurs secrets un dossier compromettant sur chaque politicien, sur chaque homme publique, chaque Madame en puissance. De quoi mettre à mal le gouvernement de Philippe Couillard comme on peut difficilement l'imaginer.

Évidemment, les médias du tout Québec sont à l'affût, devisent entre spécialistes réquisitionnés à la sauvette et tentent de savoir si, oui ou non, M. Fournier a réellement franchi la barre interdite. Mais aucun, à ce jour, n'a encore fouillé la question sous l'angle de la pénétration du politique par le policier. Car la vraie question, celle qui m'inquiète au cube, elle est là : Comment le président de la Fraternité des policiers peut-il se permettre, en public, d'indisposer à ce point le gouvernement de Philippe Couillard, à une année des élections générales ? D'où tire-t-il un tel pouvoir ? Que sait-il que nous ne savons pas et que nous devrions savoir ? Quels sont ses véritables motivations derrière sa dénonciation ? Où sont ses intérêts ?

Si vous pensez que la politique du Québec est un long fleuve tranquille, détrompez-vous ! Il y a plein de courants déviants, de tourbillons et de siphons qui vous ballotent dans tous les sens, de haut en bas, en arrière et en avant, avec des bêtes des profondeurs qui attendent, tapies dans l'ombre, qu'un imprudent passe à portée de dents, une faune de poissons et de méduses empoisonnés qui vous infectent dès que vous les touchez du bout du doigt bref, un monde inconnu qui vit en parallèle du nôtre et qui s'en nourrit...

Akakia

lundi, septembre 04, 2017

Le saccage des monuments et le message qu’il faut en tirer

La statue du général sudiste Robert E. Lee, déboulonnée et enlevée de son socle en Nouvelle-Orléans, le 19 mai 2017
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« Tous les documents ont été détruits ou falsifiés, tous les livres récrits, tous les tableaux repeints. Toutes les statues, les rues, les édifices, ont changé de nom, toutes les dates ont été modifiées. Et le processus continue tous les jours, à chaque minute. L’histoire s’est arrêtée. Rien n’existe qu’un présent éternel dans lequel le Parti a toujours raison. »
George Orwell, 1984, Partie II, chapitre 5

Le passé des hommes est une tragédie qui n’a pu être évitée, et le présent une tragédie qu’il faut s’efforcer d’éviter. Ce qui reste après tout événement, si dramatique, si douloureux, si puissant soit-il dans l’ordre des choses, c’est l’idée que nous nous en faisons, la manière que nous prenons pour l’expliquer et le soin que nous y accordons pour ne pas le faire sombrer dans l’oubli. Et pour pouvoir y arriver, il faut être capable d’entendre battre le cœur des hommes et des femmes qui les ont incarnés. Comment peut-on juger d’une cause si l’une des deux parties empêche délibérément des témoins oculaires de comparaître sous quelque prétexte que ce soit ? Car la grandeur des héros qui ont marqué l’Histoire, ne peut être mesurée qu’à l’aune des tyrans qui ont tenté de l’assassiner ! Détruire la statue d’une figure historique parce qu’elle dérange le regard des gens vertueux d’aujourd’hui, c’est aussi conséquent que de soustraire, au regard de la justice, des pièces à conviction retrouvées sur la scène d’un crime. Casser une plaque historique, parce qu’on y retrouve subitement des mots qui heurtent les âmes sensibles, c’est aussi inconcevable que de maquiller un document authentique en y effaçant des mots et des phrases pour en trafiquer le sens.

La mémoire assassinée
Les monuments anciens sont des œuvres artistiques et ne doivent avoir aucune autre fonction que symbolique et esthétique. En cela, ils marquent des temps d’arrêt dans la civilisation qui les ont érigés, témoigent des époques auxquelles ils sont associés et permettent de mesurer le chemin parcouru dans les chapitres controversés de l’art, de la culture et de l’histoire. Tenter de leur faire dire autre chose relève de la supercherie !
Comment interpréter les actions concertées des maires des localités américaines de Charlottesville (Virginie), Baltimore (Maryland), Lexington (Kentucky) et Durham (Caroline du Nord), qui ont autorisé sinon encouragé le retrait des monuments élevés à la mémoire de l’armée sudiste, alors que d’autres magistrats continuent de fleurir les monuments des généraux et des soldats de l’armée nordiste pourtant coupable d’avoir commis les mêmes atrocités et les mêmes crimes contre l’humanité ? Que penser de ces exaltés de la rectitude historique qui, dans un éclair de génie, réclament le déboulonnage de la statue de Christophe Colomb sous prétexte qu’il aurait commis des crimes contre les premiers occupants de l’Amérique ? Quel jugement porter aujourd’hui sur les soldats fanatisés de Daesh qui ont fait sauter des pans entiers de la cité antique de Palmyre et saccagé le Musée de Mossoul ?
Quand le peuple Français, écoeuré par les abus du système, a envahi les rues de Paris en juillet 1789 pour réclamer son dû, il s’est rué au passage et sans ménagement sur les statues et les monuments personnifiant la gloire, la tyrannie et la toute puissance de l’Ancien régime. Il a arraché de leurs tombeaux les dépouilles des rois pour les jeter pêle-mêle dans la décharge publique, brûlé les œuvres des grands auteurs qui les ont encensés et démoli les joyaux architecturaux qui marquaient leur grandeur. Et nous avons vu ce qui s’est passé par la suite : trois années marquées par une Grande Terreur, la valse des guillotines, l’avènement d’une dictature impériale qui a précipité l’Europe dans un carnage sans précédent, et un siècle ponctué de révoltes populaires armées, de guerres fratricides, de souffrances et d’instabilité. Les choses étant ce qu’elles sont dans cette époque incertaine que nous traversons, qui osera donc alors s’en prendre au tombeau de l’Empereur trônant à l’Hôtel national des Invalides, au nom de la souffrance que ce petit bout d’homme a apporté à la France et à l’humanité dans les années de sa grandeur impériale ?

Savoir lire les signes des temps
Quand la coalition internationale dirigée par les généraux américains est entrée à Bagdad, en avril 2003, les militaires, ivres de leurs victoires, ont entrepris sans plus tarder de tirer au bas de leurs socles tous les monuments personnifiant le régime de Saddam Hussein. Nous avons vu ce que cela a donné par la suite : 15 ans plus tard, cette puissance étrangère est encore là, en train d’essayer de recoller les morceaux de cette civilisation plusieurs fois millénaire, une force d’occupation totalement impuissante devant son incapacité de trouver un substitut au tyran qui en avait assuré la cohésion et la stabilité. Ce qui donna du vent aux rebelles d’Al-Quaïda et favorisa l’émergence des soldats de Daesh qui se donnèrent comme mission divine de détruire, pierre par pierre, monument par monument et stèle après stèle tout ce qui lie l’humanité présente à son passé. Avant eux le déluge ! Les traces du passé sont une offense à Allah, l’histoire commence et finit là où ces fanatiques se situent !
Comment les égyptologues auraient-ils pu retracer les 3000 ans d’histoire de l’Égypte pharaonique s’ils n’avaient pu compter sur les colonades, les stèles, les statues et les ostrakons qui en pavent le parcours ? Chaque monument, chaque plaque commémorative, chaque nom de rue, chaque bâtiment ancien où se sont déroulé des événements importants, sont les fragments d’un livre d’histoire et appartiennent à un langage qui marque un temps de passage de l’humanité. En traversant les siècles, les faits historiques s’altèrent à mesure qu’ils s’éloignent de leur source, se dénaturent au fil des récits, sombrent dans l’obscurité faute d’avoir été commémorés. Les monuments sont les témoins les plus authentiques du passé, « d’incorruptibles chroniques que seul le temps efface et disperse ». « Là, point d’interprétations douteuses, l’œuvre s’explique d’elle-même et se manifeste clairement », paraphrasent avec beaucoup d’éloquence les auteurs d’une histoire de la Bastille publiée cinquante ans après sa démolition[1].
Depuis la fin du régime soviétique en 1989, des actions similaires se sont produites en Afrique du Sud, dans les pays du Maghreb, au Cambodge, en Ukraine, en Russie, en Roumanie, en Allemagne, en France, en Angleterre, au Canada, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient, enfin partout où les croisés de la rectitude en appellent à des changements politiques fondamentaux, à une modification des comportements et à un nouvel ordre moral. Quel message faut-il retirer de ce mouvement de folie de masse qui, manifestement, n’a rien de spontanée et qui s’inscrit dans une logique mondialiste ?
 Les monuments sont érigés en temps de paix et démolis quand l’histoire s’agite. C’est une constante ! Derrière chaque saccage délibéré et consenti des témoins du passé, c’est toujours le même esprit qui règne ; celui de la rectitude, de l’ignorance, du mensonge et de la terreur révolutionnaire, les quatre colonnes du socle sur lequel s’érige la tyrannie. Le message est là, à prendre ou à laisser ! Le saccage des statues auquel nous assistons aujourd’hui sous les clameurs est un indicateur des dangers et des défis auxquels nous sommes confrontés. Quand une époque entreprend de démolir les monuments qui ont un jour glorifié ceux et celles qui ont fait l’histoire, ce ne sont pas des pierres qui volent en éclats mais bien l’âme des hommes et des femmes qui l’ont exultée en leur temps. Quand une société, par paresse, lâcheté ou compromission, en est réduite à cautionner de tels crimes commis à l’encontre de l’histoire par une phalange des esprits qui l’agitent, elle accepte de se livrer au boureau qui attend l’ordre d’ouvrir la trappe du gibet monté pour casser le cou de la Liberté.
Akakia



[1] A. Arnould, Alboize du Pujol et A. Maquet, Histoire de la Bastille depuis sa fondation 1374 jusqu’à sa destruction 1789, Paris, Administration de Librairie sur Notre-Dame des Victoires, 1844, vol. 1, pp. 1-2.